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Gérard de Bernis, un économiste heterodoxe fondateur, passeur et « grand angle »

Je dois mon entrée dans la recherche en ‘économie politique’ à Gérard de Bernis :
•    un éveil fabuleux  au début des années 1960 à l’économie politique comme étudiant de 3ème année à Grenoble à l’occasion de son cours de ‘Croissance et Fluctuations’, et dont l’audience et la renommée auprès des étudiants, comme le rappelle Redouane Taouil, dépassèrent rapidement le cercle grenoblois puis lyonnais pour … gagner le Maghreb, l’Amérique Latine ;
•    la direction successive de mon mémoire de DEA, de ma thèse de doctorat d’état et ensuite de ma thèse complémentaire de doctorat ;
•    mon recrutement comme chercheur à l’IREP-Développement de Grenoble avec une attention permanente à la conduite de mes recherches au sein de cette institution jusqu’à mon départ en 1980.

Je dois à Gérard de Bernis ma carrière d’enseignant-chercheur :
•    en 1965, mon recrutement comme assistant à la Faculté d’économie de Grenoble ;
•    en 1966, mon recrutement comme chargé de cours à la Faculté d’économie de Grenoble ;
•    en 1976, son incitation à tenter une nouvelle fois ma candidature au concours d’agrégation où je fus reçu en 1977, ce qui me conduisit à enseigner successivement aux universités d’Alger puis d’Oran.

Et ce n’est rien de souligner ma dette pédagogique à son contact d’enseignant.

Mais je lui dois bien plus encore, une fondation grand angle dans l’économie politique.

En ces temps où l’économie politique, qui se veut ‘science économique’ (!), restreint le champ académique de recherche de tout enseignant-chercheur sur la voie de plus en plus étroite d’une ultra spécialisation bornée, enracinée dans un passage obligé à la modélisation, et où l’on ‘débat’ (en se citant réciproquement) uniquement à l’intérieur de ce cercle étroit et dit reconnu par des publications dans un lot limité de revues dites de haut niveau (4 étoiles pour le moins !), Gérard de Bernis nous lègue un héritage plus qu’important, la nécessité de fonder (et refonder) l’économie politique dans un ancrage grand angle !

‘Grand angle’, De Bernis anima et/ou créa à l’Université des sciences sociales de Grenoble nombre d’institutions de recherche :
•    Institut de l’Energie (IEJE à l’époque),
•    Institut du Travail,
•    IREP avec plusieurs équipes dont
•    Equipe agricole (qui deviendra une équipe INRA plus tard)
•    Equipe IREP Développement
•    Equipe sur la Santé,
•    …..
Et dans le même temps et par la suite, il anima la recherche au sein de l’ISMEA avec les différentes revues qui firent et qui font encore la renommée de cette institution.

L’économie politique de Gérard  de Bernis est grand angle, sans pour autant perdre de sa cohérence bien au contraire, se déployant :
•    non seulement sur  de nombreux champs de l’économie politique, de la micro à la macro, de l’économie du développement à l’économie agricole et à l’économie industrielle, de l’économie du travail à l’économie de la santé, de l’économie des relations économiques internationales à l’économie monétaire, en s’ancrant en permanence à l’histoire de la pensée économique ;
•    mais aussi sur d’autres champs tels que l’histoire, ….

Rolande Borrelly rappelle ici même l’inscription dans l’histoire des travaux de recherche de Gérard de Bernis. Je n’insisterai pas davantage sur cet aspect du legs ‘d’une économie grand angle’ ; toutefois, je tiens à rappeler qu’il orienta mes premiers travaux de recherche dans cette direction historique lors d’une thèse de doctorat sur l’histoire économique de la métallurgie et des industries textiles en Dauphiné (1966).

Mais Gérard De Bernis ne fut  pas seulement ‘grand angle’, il fut aussi ‘fondateur’ de nouveaux concepts et de nouvelles théorisations dans de nombreux champs de l’économie politique ; et il fut aussi pour ses étudiants et ses collègues  un ‘passeur’ exceptionnel de curiosité, d’ouverture, de savoirs, de compétences.

Je limiterai mon intervention sur quelques legs ‘grand angle’ et fondateurs de l’économie politique de Gérard de Bernis :
•    l’économie industrielle,  sur laquelle j’insisterai le plus
•    l’économie du travail,
•    l’économie du développement,
•    l’économie  monétaire,
•    l’économie internationale.

•    Gérard de Bernis et l’économie industrielle

Avant de lui devoir des constructions originales en la matière, telle que celle des ‘industries industrialisantes’ [1966] ou des ‘industries de biens de capital’, Gérard de Bernis fut au cœur de l’émergence de ce que l’on a appelé ‘l’école française d’économie industrielle’ dont il a été l’un des éléments fondateurs du ‘prologue’ avant de l’enrichir de ses travaux originaux.

•    Le rôle de Gérard de Bernis dans le ‘Prologue’ de l’émergence de l’EFEI

La recherche française en économie industrielle s’est construite, articulée à une commande spécifique de l’Etat, que ce soit

•    par les Etats francophones de l’Afrique subsaharienne et du Maghreb lors de la tentative de construction d’une indépendance économique après la vague des indépendances politiques des années 60,
•    par l’Etat français, confronté à un problème de souveraineté économique sur ses structures industrielles dans le contexte de la deuxième phase de mondialisation (une internationalisation du capital productif pour faire bref), car cela mettait en jeu sa position hégémonique relative.

•    Les Etats francophones de l’Afrique subsaharienne et du Maghreb ont passé les premières commandes de planification et d’économie industrielle aux divers Instituts et Centres de Recherche qui se sont constitués dans la deuxième moitié des années 60 :
•    projets d’aménagements des grands fleuves Sénégal, Niger, Congo
•    élaboration des premiers plans nationaux de développement (entre planification impérative d’inspiration soviétique et planification indicative à la française) en Algérie, Tunisie, …
•    projets industriels.

Et Gérard de Bernis a joué un rôle moteur dans cette recherche tant comme directeur de l’IREP que comme membre actif de cette recherche collective. A l’IREP-Grenoble, les chercheurs, contractuels alors, se déploient sur le Niger, la Tunisie, l’Algérie, …, faisant leurs premières armes dans l’apprentissage de la conduite de projets, d’émergence de structures industrielles dans ces pays : les études conduites sur l’industrialisation de l’Algérie, par exemple, fourniront un premier socle analytique (qui ne se limite pas uniquement au fameux concept des industries industrialisantes [de Bernis, 1966]) qui sera déployé ultérieurement.

C’est dans cette orientation impulsée par Gérard de Bernis, que se développe à Grenoble une analyse très spécifique de l’économie industrielle, que l’on peut dénommer après coup ‘Ecole grenobloise’ [Chevalier 1977], en termes de ‘branche  avec les apports de R.Borrelly [1975], de ‘branche et de secteur’ avec les apports de Christian Palloix [1975], ainsi que nombre d’autres apports.

•    En parallèle aux sollicitations venues du Sud, l’Etat gaulliste est hanté par le mythe de la grandeur économique de la France, à un moment où ses structures économiques sont confrontées à un puissant mouvement d’internationalisation.

Les grands ministères de l’Etat gaulliste sont alors :

•    le Commissariat ou Ministère du Plan (avec sa cellule privilégiée de commande d’études, le CORDES) qui coordonne trois grands acteurs, le patronat, l’Etat, les syndicats dans une concertation mouvementée, mais efficace et patiente, autour d’objectifs rassemblés dans une planification indicative à la française,
•    le Ministère de l’Industrie, qui est l’opérateur auprès des firmes, des grands dessins industriels de l’Etat, et qui dispose d’une cellule de commande d’études, le GRESI
•    le Ministère du Travail.

Et l’IREP, sous la conduite de Gérard de Bernis, participe activement aux commandes de la recherche sur les branches de la sidérurgie, de l‘informatique, de la machine-outil, se déployant également en direction de l’INSEE.

Les appels d’offre du CORDES, du GRESI,…ciblent la question de la stratégie industrielle de la France au niveau des branches, des secteurs, des filières, …, pour un positionnement compétitif du système productif français, de ses structures industrielle. Se croisent alors au Plan et à l’Industrie les principaux instituts de recherche contractuels en économie industrielle.

De la commande d’études, on passa progressivement à un dispositif de recherche théorique, dont rend compte ensuite R.Arena [1988 et 1999] pour une EFEI de maturité, mais qui … en oublie le ‘prologue’ et le rôle moteur joué par Gérard de Bernis.

•    G.de Bernis, passeur et fondateur en économie industrielle

Le concept d’industries industrialisantes a fait l’objet d’innombrables commentaires (Andreff, …), notamment dans son application au développement économique de l’Algérie. Prenons  la précaution de rappeler que l’industrie pour De Bernis ne pouvait se concevoir sans sa relation avec l’agriculture pour s’offrir réciproquement des accroissements de débouchés. Ensuite de Bernis construit  conceptuellement les ‘industries industrialisantes’ au sein d’un tissu industriel animé par les mouvements de capitaux et de prix (en appelant pour moi à un découpage en ‘branche’ et ‘section/secteur’), et pas seulement à une matrice interindustrielle pour une analyse approfondie de ce concept.

•    Passeur et fondateur sur le découpage ‘sectoriel’

Son cours de ‘Croissance et Fluctuations’, tout comme les théorisations conduites en termes ‘d’industrie industrialisante’ ou ‘d’industrie de biens de capital’ ont souligné rapidement de manière novatrice :
•    non seulement l’inscription de sa recherche à la suite des travaux de W.Leontief sur la matrice input/output ainsi que ceux de Chenery, Watanabe, Aujac sur la hiérarchisation des industries au sein de la matrice industrielle,
•    mais aussi l’importance accordée à une analyse de la croissance sectorielle et en se référant aux schémas de la reproduction de K.MARX mais aussi aux apports de modèle multisectoriels de croissance du type ‘Mahalanobis’, avec dans ce dernier cas l’importance d’un secteur précapitaliste à ‘ménager’, ‘soutenir’ pour la production de biens artisanaux et agricoles afin de ‘nourrir les hommes’.

On peut considérer que les travaux de De Bernis anticipent sur les  travaux sectoriels qui seront conduits au sein de l’INSEE (La Fresque Historique 1974, Les Mutations industrielles 1975, La croissance française en sections productives 1978) et ailleurs ;  ainsi, les travaux de Bernis m’inciteront fortement à développer une méthodologie sectorielle centrée et sur les industries de biens de capital et de biens salaires, mais aussi à proposer une analyse centrée sur une industrie des biens intermédiaires [Palloix 1977].

•    Passeur et fondateur sur le découpage ‘en branche’

L’analyse de branche est au centre du dispositif de l’économie industrielle [Borrelly 1976].

Mais De Bernis de nous rappeler avec R.Borrelly que la branche n’est pas seulement une structure : elle est le lieu de la formation des prix, prix de marché (ou prix gravitationnels) et prix de production. C’est Bernis qui m’initia aux travaux de Piero Sraffa, aux travaux de l’école de Cambridge (il invita Jan Robinson à Grenoble).

•    Gérard de Bernis et l’économie du travail

Pour Gérard de Bernis, l’analyse de l’économie industrielle était indissociable de l’analyse du travail, et ce fut une des originalités portée par l’école grenobloise.

Il fut l’aiguillon  qui me conduisit vers l’économie du travail avec un papier sur ‘Le fordisme et le Post fordisme’ en 1975, et il m’incita à publier ce travail dans ‘La pensée’ [Palloix1976]. Aujourd’hui, cet article est repris dans l’Anthologie faite par Huw Beynon & Theo Nichols sur l’analyse du fordisme, ouvrage publié chez Edward Elgar Publishing, et ouvrant même cette anthologie (Chapitre 1).

Son attention à l’économie du travail le conduisit à travailler de concert avec la CGT, mettant ses compétences au service du mouvement ouvrier.

•    Gérard de Bernis et l’économie du développement

L’attention de Gérard de Bernis à l’économie du développement fut permanente.

Qu’il me soit permis de rappeler un petit épisode qui me tient à cœur. Je venais d’être nommé assistant en 1965 à la Faculté de Grenoble, et grand honneur, assistant de Gérard de Bernis. De Bernis me demanda d’organiser les travaux dirigés autour d’un thème qui lui importait, celui de l’import-substitution ; c’est ainsi que je découvris et l’économie industrielle et l’économie du développement !

L’économie du développement s’ancrait :
•    Et dans l’économie industrielle,
•    Et dans l’économie agricole
•    Et dans les relations internationales
avec un objectif : « nourrir les populations »

En une période où les pays émergents, Chine, Inde, Brésil reposent leur croissance sur les apports de l’industrie, – après que le rôle de l’industrie dans le développement fut si fortement décrié  (au profit des ‘services’ ou de microprojets) -, il n’est pas inutile de rappeler l’importance que lui accordait De Bernis, mais une industrie qui n’était jamais pensée en dehors de ses relations avec l’agriculture, avec ce souci permaner : ‘nourrir les hommes’

•    Gérard de Bernis et l’économie des relations économiques internationales

C’est G. de Bernis qui me proposa le thème de recherche sur la loi des coûts absolus et des coûts comparatifs de Smith et Ricardo, et qui sera à l’origine de mon premier ouvrage en économie internationale [Palloix 1969].

Il m’invita à participer au Colloque d’Alger [1971] où je m’avançais dans l’analyse de l’impérialisme, thème auquel il fut toujours très attentif.

Les années grenobloises de mes recherches en économie internationale bénéficièrent constamment du regard bienveillant et curieux de De Bernis. Lors d’un colloque sur ‘Les Firmes Multinationales’ que nous avons organisé ensemble en 1972, nous avons développé l’un et l’autre le thème au sein de ce colloque que la mondialisation créait :
•    d’un côté la tendance à l’unification des conditions de production et d’échange (notamment au profit des firmes multinationales, et donc de leurs propres systèmes productifs ‘mondialisés’),
•    et de l’autre la tendance à la différenciation des conditions de production et d’échange des divers systèmes productifs nationaux insérés un moment ou rejetés du mouvement des FM, c’est-à-dire  un mouvement croissant d’inégalités.

Même si nos trajectoires de recherche dévièrent quelque peu après les années 1980, je pense que l’apport analytique commun de ce colloque de 1972 marqua ultérieurement sa problématique de la ‘régulation internationale’ qu’il développa dans son Manuel de Relations Internationales [de Bernis 1995, pp. 483 et suivantes] – et qui est plus qu’un Manuel.

•    Gérard de Bernis et la question de la monnaie

Pour de Bernis, l’économie est immédiatement monétaire, et il refusait la dichotomie de l’économie standard entre une représentation de l’économie de marché (hors monnaie) et une économie dite ‘monétaire’.

Toute transaction est immédiatement monétaire pour De Bernis. Pas d’économie industrielle sans monnaie. Pas d’économie du développement sans monnaie. Pas d’économie internationale sans monnaie.

Ce socle ‘bernissien’ me fut plus qu’utile pour aborder les questions :
•    de l’économie de crédit international [Palloix 1979] lors d’un colloque (septembre 1978) organisé conjointement par Gérard de Bernis et Michel Beaud,
•    du financement en Algérie [Palloix 1980],
•    de la monnaie chez R.Hilferding [Palloix 2006].

Conclusion

Bref, je dois à Gérard de Bernis que mes recherches se soient déployées sur plusieurs champs sans rester enfermées dans un seul sillon, dans un seul chantier, avec des incursions dans :
•    L’économie internationale,
•    L’économie industrielle,
•    L’économie du travail,
•    L’économie de l’agriculture,
•    L’économie de la monnaie

UNIVERSITE DE BILBAO 1er juillet 2011

Christian PALLOIX
Professeur Emérite
CRIISEA – UPJV Amiens
christianpalloix.com

Bibliographie Sommaire

ARENA Richard (sous la direction de) et alii (1988), Traité d’Economie Industrielle, Paris, Economica
ARENA Richard (1999), Un changement d’orientation dans la revue d’économie industrielle, Revue d’économie industrielle, n°87, 1er trimestre
BERTRAND Hughes (1978), « La croissance française analysée en sections productives (1950 – 1974) », Statistiques et Etudes Financières n° 35
BORRELLY Rolande (1975), Les disparités sectorielles des taux de profit, Presses Universitaires de Grenoble, 259 p.
CHEVALIER Jean-Marie (1977), L’économie industrielle en question, Calmann-Lévy, 268 p.
DE BERNIS Gérard (1966), Industries industrialisantes et contenu d’une politique d’intégration régionale, Economie Appliquée, Tome XIX, n° 3-4
DE BERNIS Gérard & BYE Maurice (1987), Relations Economiques Internationales, Dalloz, 5ème édition, 1136 pages
INSEE, C. SAUTER et alii (1974), Fresque historique du système productif, Division Etudes des Entreprises, Les collections de l’Insee n° 27, 231 p.
INSEE, B. GUIBERT et alii (1975), La mutation industrielle de la France – Du traité de Rome à la crise pétrolière, Division Etudes des Entreprises, Les collections de l’Insee n° 31-32, 2 volumes
JEANNENEY J.M. (1959), Forces et faiblesses de l’économie française 1945-1959, Paris, Armand Colin
PALLOIX Christian (1969), Problèmes de la croissance en économie ouverte, Paris, F.Maspéro – Economie et socialisme, 285 p.
PALLOIX Christian (1976), Le procès de travail. Du fordisme au néo-fordisme, La Pensée, n° 185, février
PALLOIX Christian (1977), Procès de production et crise du capitalisme, P.U.G.-F.Maspéro – Intervention en économie politique, 236 p.
PALLOIX Christian (1978), Travail et production, François Maspéro – Petite Collection, 134 p.
PALLOIX Christian [1979], Les firmes transnationales d’origine françaises implantées dans le tiers-monde et l’économie de crédit international, dans Michel BEAUD, Gérard de BERNIS, Jean MASINI, La France et le Tiers-Monde, Presses Universitaires de Grenoble, pp.70-116
PALLOIX Christian [1980], Industrialisation et financement lors des deux plans quadriennaux 1970-1977, Revue Tiers-Monde, N° 83 – Algérie 1980, pp. 531-555
PALLOIX Christian [2006], Rudolf Hilferding : des avancées novatrices (monnaie de crédit, barrières à l’entrée, …), Cahiers d’économie politique, N° 51 – Les économistes autrichiens, pp. 265-285
PALLOIX Christian [2006], The labour process : from Fordism to Neo-Fordism, in Huw BEYNON & Theo NICHOLS, The Fordism of Ford and Modern Management – Fordism and Post-fordism, two volumes, Edward Elgar Publishing, 2006, Volume 1, chapitre 1

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